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ARTISTES CONTRE LE GÉNOCIDE :
AFFRONTER LA VIOLENCE PAR L’ART

Marilou Rheault-Blais​​

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[Biographie]

Titulaire d’un certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke et d’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Marilou Rheault-Blais est actuellement à la maîtrise en histoire de l’art à l’UQAM. Son mémoire se consacrera à l’étude des réappropriations féministes de la figure de la Vierge Marie en art contemporain.

C’est le 31 janvier 2026 que s’est tenue la deuxième édition d’Artistes contre le génocide, une soirée d’art multidisciplinaire visant à lever des fonds pour la Palestine et le Soudan, et ainsi à soutenir les victimes des génocides s’y produisant actuellement. Prenant place à la Maison France- Montréal, l’événement a accueilli plus de 700 participant·e·s, qui ont pu assister à un marché d’art, une exposition d’œuvres, de nombreuses performances ainsi qu’un rave étirant la soirée jusqu’à tard dans la nuit.

 

En déambulant à travers les salles combles de la Maison France-Montréal, il était difficile de ne pas sentir l’entrain de la communauté, la force d’une foule souhaitant de tout cœur supporter les peuples palestinien et soudanais. Il faut dire que l’organisation des salles ne permettait pas de répit, étalant une abondance de kiosques de ventes et de productions artistiques qui permettaient la découverte d’œuvres, de cuisine levantine, de projections, d’artistes musicaux et bien plus. C’est d’abord le marché d’art qui a su attirer l’attention d’une grande partie du public par la panoplie d’objets artisanaux, d’œuvres imprimées et d’autres articles créés pour l’occasion qui y était disponible. Aux côtés des tables de marchandises se tenait également un espace d’exposition, où étaient exhibées des œuvres de huit artistes de talent, autant en peinture qu’en dessin ou en photographie. Puis, entre 18h et 23h se sont déroulées des performances variées, créant une ambiance commune, oscillant entre recueillement, fougue politique et une alacrité entraînée par les chants et les danses traditionnelles présentées. De 23h à 3h, c’est le collectif SWANA (South West Asian / North African) Habibi Boom qui a pris le relais avec une formation de DJs, clôturant l’événement par un rave permettant de canaliser l’énergie incandescente s’étant développée tout au long de la soirée.


Dans son roman Perfect Victims and the Politics of Appeal (2025), l’écrivain et poète palestinien Mohammed El-Kurd met l’accent sur la tendance ...

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