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JESSICA RAGAZZINI ET QUENTIN PETIT DIT
DUHAL, ARTS ET CYBORGS, PENSÉES ET
IMAGINAIRES DES CORPS-MACHINES. (2026)

Simone D'Aoust-Girouard​

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[Biographie]

Diplômée d’un baccalauréat en histoire de l’art à l’UQAM, Simone D’Aoust-Girouard est actuellement candidate à la maîtrise en histoire de l’art à la même université. Ses recherches interdisciplinaires explorent des problématiques mêlant architecture, espace public, rapports de pouvoir et études postcoloniales tout en s’insérant dans les études anciennes. Étudiante impliquée au sein de son département depuis environ 4 ans, elle œuvre parallèlement dans le milieu culturel montréalais et dans l’événementiel local.

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Depuis la résurrection d’Ex_situ, nous avons eu la chance d’être contactées par d’ancien·nes collaborateur·ices de la revue, nous offrant de lire en avant-première leur toute nouvelle réalisation; un livre remarquable s’intitulant Art et cyborgs. Pensées et imaginaires des corps-machines. Se positionnant dans une actualité frappante, l’ouvrage retrace la fascination historique de l’art vis-à-vis les corps ainsi que l’hybridation philosophique et technique entre chair et technologie. Ce premier livre qui traite de l’art cyborg dans la sphère francophone est rédigé par Jessica Ragazzini, chargée de cours à l’Université du Québec en Outaouais et chercheuse en histoire de l’art et philosophie à l’Université de Strasbourg, ainsi que Quentin Petit Dit Duhal, docteur en histoire de l’art dont les recherches portent surtout sur les queer studies, l’art engagé et le posthumain. Il s’agit d’ailleurs de la troisième rencontre entre ces deux auteur·ices, qui depuis 2023 ont publié deux numéros de revues scientifiques abordant des thématiques similaires, soit les modifications corporelles par le biais des technologies ainsi que la corporéité à travers l’art. Ces travaux ont donc ouvert la voie vers un ouvrage plus complet, explorant uniquement la figure cyborg. Publiée par la maison d’édition française double ponctuation et rejoignant la collection point d’interrogation, la monographie est offciellement accessible au grand public depuis février 2026.

 

Retraçant tout d’abord l’origine du mot cyborg dès sa première apparition à l’écrit en 1960 par les scientifiques Nathan S. Kline et Manfred E. Clynes, les auteur·ices prennent le soin d’imposer une distance importante entre le cyborg futuriste de ...

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