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Résurrection 

N°29

Dans le cycle de la vie, des saisons ou du Soleil, toute période d’obscurité mène éventuellement à un lumineux éveil, un renouveau porteur de bourgeons prêts à éclore pour révéler le neuf, l’inédit, l’inexploré.

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Alors que la résurrection est, en histoire de l’art, traditionnellement associée à la figure du Christ, la définition que l’on s’en fait aujourd’hui peut avoir tendance à s’en éloigner, tel un sujet revêtant de nouvelles significations selon les contextes et les expressions artistiques. Entre autres, la résurrection d’ouvrages, de traditions et de théories sur laquelle se bâtit l’histoire de l’art depuis la Renaissance s’offre à nous comme terrain fertile d’interprétation, de relecture et de non-dits. Plus encore, alors que les archives et les enjeux politico-historiques s’avèrent constitutifs de nombreuses pratiques artistiques actuelles, la résurrection, à nos yeux, ne saurait qu’être l’acte de revenir, de renaître : plutôt, elle semble déceler un désir de remuer le passé et les systèmes idéologiques pour s’affirmer, commémorer ou repousser les limites.​​​​

64 pages.

 

Couverture : Béatrice Hall, Stratifications Mémorielles, 2026.

Stratifications Mémorielles conserve alors les mémoires familiales, et les traces qui les composent, à travers un processus qui embrasse le ou et le hasard. À travers l’ambiguïté que créé le jeu de transparences, nous sommes confrontés à de nouvelles interprétations. L’observateur est ainsi invité à déchirer l’image, tel un palimpseste, en décortiquant la matière vivante qui se faufile à travers l’éffritement. Stratifications Mémorielles est une image porteuse de continuité, de changement, et de l’héritage intérieur de l’artiste. C’est donc à travers ces images-vestiges superposées, ainsi que de leurs mises en dialogue, qu’une résurrection prend place.

 


Graphisme : Maripier Veniot

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